Comment qualifie t-on le fait de rester chez soi à attendre la rentrée scolaire? Psychologiquement, je ne peux  m'autoriser à dire ou même à penser que je passe des "vacances" à la maison. Le mot vacances rime avec passeport, avion, sac, appareil photo, bout du monde...bon d'accord ça rime aussi parfois avec famille, plage et farniente.

Se lever le lundi matin en sachant que je n'allais plus travailler, que j'allais désormais évoluer sans "cadre professionnel" bien délimité pendant un certain temps, a été digne d'une épreuve de force, à en croire que j'étais "travailleur addict".

Mon rituel matinal a pris un sacré coup: je rate l'ouverture du journal d'Aymeric Caron, mais je découvre la suite des chroniques, je troque mon ex café du matin, signe de mise sous pression, contre un thé vert, et j'ai relégué au placard les biscuits petit dej que j'avalais plus que vite fait! Je réapprends donc les vertus du vrai petit déjeuner. L'activité quotidienne elle aussi est bien différente; je la qualifierais même d'insouciante.

La semaine touche tout doucement à sa fin et je ne l'ai pas vu passer. Aie le syndrome de "je ne travaille pas et je suis débordée" qui m'a toujours révulsé au plus haut point. Un peu de golf, un peu de piscine, un tour chez ikea, une soirée par ci par la; c'est si facile de noircir l'agenda!

En tout état de cause, je découvre à mon insu un nouveau type de vacances.

Oserais-je avouer que c'est bon de prendre le temps de vivre?

Oui c'est vrai ...mais juste un moment ...j'ai quand même hâte de retrouver mon fameux "cadre" qui me sécurise tant!